Les pays africains s'unissent pour garantir des diamants exempts de conflit et certifiés

  • Mécanisme régional de certification
  • Pression sur l'industrie
  • Diamants et matières premières certifiés

Les diamants sont appelés «diamants du sang» quand la violence a été utilisée ou des gens sont morts pendant l'extraction des pierres. Ces diamants de sang ont joué un rôle important lors de nombreux conflits dans les pays de l'ouest et du sud du continent africain.

Mécanisme régional de certification

Sous la pression internationale, un groupe de pays africains a mis au point un processus de certification qui facilite l'interdiction des diamants de conflit par les entreprises. De plus en plus de mines en République démocratique du Congo sont certifiées «sans conflit». Lors du dernier comptage et contrôle en août 2015, 140 des 180 mines au Congo ont été certifiées.

La liste des mines validées exemptes de conflits fait partie d'un cadre de certification, connu sous le nom de Mécanisme régional de certification. Cette organisation a été développée par la Conférence Internationale des Grands Lacs (ICGLR), une organisation intergouvernementale de 12 pays africains, fondée en 2011. Le cadre se compose de différentes étapes et d'un système de points de contrôle. «Pour la première fois dans l'histoire du Congo, il existe un processus complet et multipartite pour évaluer si les groupes rebelles et le gouvernement exploitent les mines», affirme Sasha Lezhnev, directrice adjointe du Projet Enough, un groupe de défense contre les crimes de guerre en Afrique. "C'est une étape importante pour un pays qui a été ravagé pendant une décennie par le conflit et la guerre."

Pression sur l'industrie

Au cours des deux dernières années, la pression internationale sur les entreprises s'est intensifiée. Un article de loi de 2010 sur la réforme financière américaine Dodd-Frank stipule, par exemple, que les sociétés américaines cotées doivent indiquer s'ils utilisent ou non des minéraux provenant d'Afrique centrale et quelles mesures ils ont pris pour déterminer la source des minéraux.

Processus de vérification

L'évaluation des mines du Congo a été exécutée par des groupes composés de membres des Nations Unies, d'hommes d'affaires et d’autorités congolaises. L'USAID et l'Institut fédéral allemand des géosciences et des ressources naturelles ont financé l'opération.

La certification de plusieurs centaines de mines peut ne pas sembler importante, étant donné qu'il y a environ un millier de mines au total, mais selon Lezhnev, le nombre de mines est moins important que les volumes de minéraux qui sont vérifiés. «Certaines mines n'emploient que 5 à 10 mineurs, tandis que d'autres en emploient plusieurs milliers». Les «missions de validation» sont destinées à des zones de grand volume telles que Rubaya au Nord-Kivu, province de l'est de la République démocratique du Congo qui a servi de scène à certains des combats les plus acharnés entre les groupes de rebelles, les milices et les troupes gouvernementales.

Les équipes examinent les mines sur une base annuelle et suivent un modèle standard qui évalue les conditions de travail, la situation de conflit et le développement de la communauté. Par exemple, ni les forces armées ni l'armée congolaise ne sont autorisées à être présentes dans les mines et ni les enfants ni les femmes enceintes ne devraient être employées. Si une mine passe l'examen, elle reçoit une étiquette verte. Ces informations sont par la suite publiées sur le site Web de la CIRGL.

Le processus de certification est un bon début, mais il ne propose certainement pas une solution finale. Selon Lezhnev, le libre-échange de minéraux et de matières premières nécessite un soutien accru des autorités congolaises, des États-Unis et de l'Union européenne.

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Author: San Meuleman

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